La création de la première
Alliance Française remonte à 1884, elle fut créée
par de grands hommes tels que Louis Pasteur, Ernest Renan, Ferdinand
de Lesseps ou encore Jules Verne à Paris, dans le but de
promouvoir et de propager la langue et la culture française.
Depuis cette date, le réseau des alliances n’a cessé
de s’élargir avec la création de nouvelles représentations
dans le monde entier, favorisant ainsi le dialogue entre les cultures.
C’est dans cet esprit que la Bulgarie a
vu naître sa première Alliance Française à
Sofia il y a presque un siècle, en 1904. Celle-ci, connaît
un engouement et un essor rapide puisque 18 ans après, en
1922, elle entreprend la construction sur fond propre d’un
nouveau bâtiment de plus de 1000m², en plein centre de
Sofia, place Slaveïkov. En 1923, elle inaugure ses nouveaux
locaux, comprenant entres autres, une salle de concert pouvant accueillir
jusqu’à 450 personnes, elle contribue alors encore
un peu plus activement au développement et à la promotion
de la vie culturelle de l’époque, au grand plaisir
des Sofiotes.
Cet engouement n’est pas seulement celui
d’une élite intellectuelle vivant dans la capitale,
car très vite, de nombreuses autres alliances voient le jour
en province et elles aussi, à leurs mesures, tissent des
liens importants entre la France, sa culture, sa langue et les populations
de ces villes. Ainsi, Plovdiv voit naître la sienne en 1907,
Varna en 1908, Véliko Tarnovo en 1910 ; en 1948, date du
décret ministériel interdisant la poursuite des activités
des alliances pour la fallacieuse accusation d’espionnage,
la Bulgarie compte au total 23 comités de province.
Suite à la fermeture de l’Alliance
de Sofia et à la réquisition des bâtiments,
l’alliance devient un organisme d’état d’enseignement
des langues appelé « Centre de Langues » où
l’on enseigne encore aujourd’hui les langues étrangères.
Mais près de 50 ans après, les Sofiotes appellent
encore le bâtiment de la place Slaveïkov : « l’Alliance
», ce qui montre bien que la mémoire de cette institution
est encore vive pour l’ensemble de la population.
Ainsi, à leur réouverture obtenue
grâce à un autre décret du Conseil des Ministres
en date de décembre 1992 annulant le précédent
et réinstallant dans toute sa légalité l’Alliance
Française, ces institutions ne sont pas des inconnues. Bon
nombre d’intellectuels y ayant appris le français leur
apportent leur soutien.
C’est donc en 1992 que le réseau
se recrée, avec l’ouverture de la délégation
générale à Plovdiv, ville choisie pour sa position
centrale. S’en suit la recréation des 7 autres de 1992
à 1997 dans des villes comme Bourgas en 1992 , Pleven en
1992, Blagoevgrad en 1992 ou encore Stara Zagora en 1997. Depuis,
chacune d’elle, sous la tutelle de la délégation
générale de Plovdiv, recrée le rayonnement
culturel et linguistique connu précédemment.
L’histoire des Alliances Françaises
de Bulgarie, est donc un peu mouvementée mais dans chaque
cas, leur existence, à l’origine comme à leur
réouverture constitue un phénomène spontané.
Elles sont nées dans la plupart des cas du goût, très
répandu dans le public Bulgare pour la culture française.
Leur création répondant toujours à une initiative
locale soutenue ensuite par la France. |